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CONVOCATION:
«IDENTIFICATION
DES BÂTIMENTS MÉTIS EN FORÊT»
- Le 4 mai dernier
des représentants de la communauté métisse du Domaine du Roy et de la
Seigneurie de Mingan étaient de passage à la Malbaie.
* À lire : L'HEBDO DE CHARLEVOIX (Édition 9 mai 2012)
(2012-05-09)
Plusieurs documents sont en format
PDF. Si vous n'avez pas le logiciel de lecture Acrobat Reader, cliquez
dessous afin de le télécharger. /
LES BULLETINS DU CHEF : les droits en attendant
la reconnaissance (2012-01-12)
MOT DE BIENVENUE

Chers(ères) métis(ses),
Bonjour à tous et toutes; Les premiers fondements de la Communauté Métisse du
Domaine du Roy et de la Seigneurie de Mingan (CMDRSM) et ses premiers pas se
sont faits à l'arrivée de Nicolas Pelletier vers 1676. Celui-ci a marié trois
amérindiennes qui ont laissé une nombreuse descendance. Après lui, plusieurs
autres personnages et familles ont essaimé, peuplé et structuré notre
communauté historique. Ensemble, ils ont installé un ordre politique,
économique et juridique sur notre territoire jusqu'en 1850, année où la
couronne anglaise a établi sa souveraineté. Nos ancêtres, presque tous
apparentés, vivaient et contrôlaient ce vaste territoire ( 550 000 km2), qui
rassemblait le Domaine du Roy et la Seigneurie de Mingan. Nous en sommes les
héritiers.
Tout en étant conscients que nous sommes,
des métis autochtones et que nous l'avons toujours été, nous sommes demeurés
muets pendant 150 ans. En 2000 la divulgation de secrètes négociations entre
les gouvernements et les Innus dans le but avoué d'accorder à ces derniers
l'exclusivité du territoire en oubliant volontairement les Métis ainsi que la
sortie du jugement Powley en 2003, nous ont éveillés. Nous devions rapidement
nous prendre en main et demander aux tribunaux de nous faire justice et de nous
reconnaître en tant que co-propriétaires avec les Innus des terres de nos
ancêtres.
Pour ce faire, nous devons obligatoirement
appartenir à une communauté métisse héritière des droits collectifs que nous
ont légués nos ancêtres. Je vous invite donc, même si vous êtes membres de
certains organismes de service, à vous joindre à la communauté métisse de votre
région, à trouver votre communauté historique et à vous battre devant les
tribunaux. C'est votre seul espoir de retrouver vos droits autochtones si tel
est votre désir.
Si vous êtes métis(ses) et que vous
habitez ou avez des ancêtres sur le grand territoire de Chibougamau, Saguenay
Lac St-Jean, Côte-Nord ou Charlevoix, inscrivez vous à notre communauté
(CMDRSM). Vous voulez recouvrer vos droits ? C'est la seule solution. Soyez les
bienvenus(es).
En terminant je vous invite à venir visiter
ce site régulièrement. Vous serez ainsi au parfum des derniers développements.
Jean-René
Tremblay
Président/Chef de la CMDRSM
C'est avec une joie immense que nous invitons tous les Métis du Lac Saint-Jean,
du Saguenay, de la Côte Nord et du Nord du Québec à s'inscrire à notre
communauté contemporaine pour exercer leur culture et leurs droits dans notre
grande région.
LES MÉTIS DE L'EST DU
CANADA
Le Canada a codifié les
droits des peuples autochtones en 1982 lors de l'adoption de la Charte canadienne.
Son article 35(1) reconnaît les droits ancestraux et territoriaux des peuples
autochtones (Indiens, Métis et Inuit).
Les Métis ont permis aux Français et aux
Canadiens de survivre et prospérer en Amérique du Nord, tout en créant des
communautés distinctes, avant d'être illégalement assujettis aux lois
canadiennes et québécoises vers 1850.
Quinze souches comptant aujourd'hui
environ 40 000 descendants directs sont à l'origine de la communauté métisse
historique de notre grande région.
Selon le jugement unanime de la Cour
suprême dans l'arrêt Powley, quatre "indices" permettent d'identifier
leurs descendants métis :
› ils s'auto-identifient Métis ;
› ils sont liés aux Autochtones et aux non-Autochtones ;
› ils sont acceptés à titre Métis par une communauté contemporaine ;
› ils peuvent démontrer leurs liens ancestraux avec une communauté métisse
historique.
La Cour suprême a
toutefois ajouté qu'on ne peut s'inscrire à une communauté une fois les droits
reconnus, les retardataires ne satisfaisant pas au critère premier de
l'auto-identification. En conséquence, si vos recherches généalogiques ou
encore la tradition orale signale l'existence d'ancêtres autochtones dans votre
famille et que vous n'êtes pas titulaire de droits indiens, compte tenu de
l'urgence d'agir et de protéger vos droits, inscrivez-vous!
APPROCHE COMMUNE
En 2008 la CMDRSM
déposa une injonction interlocutoire pour tenter d'empêcher la signature du traité
de l'approche commune en notre absence. Le dépôt de cette injonction était basé
sur un passage du jugement Delgamuukw où le juge Antonio Lamer à l'art. 185 de
son jugement, affirme que le titre aborigène est exclusif et permet d'utiliser
des terres à l'exclusion des membres d'autres nations.
Dans le jugement du
rejet de notre injonction du 7 avril 2008, le juge Banford de la cour
supérieure du Québec interpréta et rectifia les propos du juge Lamer en
expliquant que les allégations de ce dernier ne sont que des remarques et ne
créent ni règle de droit, ni d'obligation juridique. Le juge Banford affirme
ceci:
''la conclusion d'un
traité en conformité avec l'ÉPOG ne peut affecter des droits constitutionnels
existants, reconnus ou pas à des tiers''. ''En raison de sa nature purement
politique, l'ÉPOG n'avait qu'une portée limitée et ne créait pas d'engagement
vu que la constitution protège les droits ancestraux, les demandeur ne peuvent
en droit soutenir que l'éventuel traité de l'approche commune les privera de
leur revendications constitutionnelles.''
En termes clairs, après
la signature de ce traité entre les Innus et le gouvernement du Québec, la
CMDRSM, (dont les droits constitutionnels sont toujours intacts) une fois
reconnue, verra à réclamer ses droits ancestraux sur ce territoire.
TERRITOIRES
Le territoire ancestral des Métis de la
Communauté historique inclut celui du Domaine du Roy et cet autre de la
Seigneurie de Mingan et même au-delà.
Délimité en 1733, le territoire du Domaine
du Roy s'étendait des Éboulements jusqu'à 60 kilomètres à l'est de Sept-îles et
du fleuve Saint-Laurent jusqu'à la ligne du partage des eaux avec la Baie
James. Celui de la Seigneurie de Mingan couvrait l'autre partie de la Côte Nord
jusqu'aux frontières actuelles du Labrador.
Les droits territoriaux réfèrent à l'occupation, à l'utilisation et à l'exploitation du territoire.
Les droits ancestraux réfèrent aux pratiques, aux coutumes et aux traditions avant l'assujettissement des Métis aux lois provinciales. Règle générale, il s'agit de droits de chasse et de pêche à l'année pour s'alimenter et de cueillette des produits naturels de la terre.
"Du temps du fils Mcleod, de 1842 à 1852, le noyau métis de Chicoutimi constitue, dans ces heures cruciales, le réseau d'influences, d'affaires, industriel, social et culturel le plus puissant du haut Saguenay, un réseau qui était déjà sur place avant 1842..."
Russel Bouchard,
Historien et Métis
LE TERRITOIRE
Québec
Délimitation du territoire (non définitive)
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vos droits
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Tél.:
(418) 412-1458
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Dernière mise à jour: 13 janvier
2012