L’HONNEUR DES COURONNES CANADIENNE ET QUÉBÉCOISE !

DE LA FOUTAISE ?

 

Dans le dictionnaire, l’honneur se décrit comme suit : ‘’Disposition morale incitant à agir de manière à obtenir l’estime des autres en conservant le respect de soi-même’’

 

L’Honneur : De quoi parlez vous ? Quel est ce mot. Comme Métis je l’écris encore avec une majuscule, mais que veut il dire pour nos gouvernements du Québec, du Canada et leurs hauts fonctionnaires? Ceux là même qui se ventent de diriger une société de droit, libre et démocratique. Ceux là même qui camouflés derrière leurs beaux discours, écrasent leurs citoyens du poids de leur finance afin de nous noyer sous une avalanche de procédures juridiques, toutes aussi onéreuses les unes que les autres. Aujourd’hui qui a les moyens de revendiquer un droit devant les gouvernements ?

Où est donc passé l’honneur de la couronne ?  Y croyez vous ?

 

Dans différents textes de loi, traités, ententes, et autres documents signés par nos gouvernements, nous retrouvons ce mot, ‘’Honneur’’ qui est bafoué sans pudeur et sans gène aucune de leur part. Les conquérants français et anglais après avoir exploités les habilités métisses (interprètes, coureurs de bois, négociateurs, intermédiaires, ect…) pour leur propre bénéfice ont par la force de leurs armes, pris nos terres. Après avoir installé leur emprise (police, loi et cour de justice), ils ont nié et nie encore nos coutumes, culture et même notre propre existence. Pourtant, le roi George III dans sa  Proclamation royale de 1763 a garanti aux Sauvages dont les métis font partis, toutes terres et droits qui nous sont refusés aujourd’hui.

Où est donc passé l’honneur de la couronne ?  Y croyez vous ?

 

La Communauté Métisse du Domaine du Roy et de la Seigneurie de Mingan est la première et la seule (pour le moment) Communauté Métisse au Québec à revendiquer ses droits ancestraux et territoriaux devant les tribunaux en se basant sur la protection que nous accorde l’article 35 de la Charte des droits et libertés. Puisque nous revendiquons le titre foncier sur l’ensemble de notre territoire, l’enjeu pour les gouvernements est de taille et se traduit pour eux en terme de pouvoir et de dollars. Face ‘’aux piastres’’ l’honneur ne tient pas le coup et ceux-ci pour contrer nos actions, déposent requêtes sur requêtes dans le but non avoué de prolonger les procès et d’en augmenter les coûts jusqu’à ce que l’autre parti s’épuise et, les poches vides, abandonne les procédures.  Tous Canadiens ont droit  à la justice. Nous sommes soumis à leurs lois, alors qu’eux même ne sont pas foutus de les respecter.

Où est donc passé l’honneur de la couronne ?  Y croyez vous ?

 

En ce qui regarde le traité de l’Approche commune, la Proclamation royale a très bien établi le cadre constitutionnel qui régit la négociation de traités avec les Sauvages, qui au dix huitième siècle incluait les Indiens, les Métis et les Inuits, en énonçant que tous les peuples sauvages devront donner leur assentiment lors d’une grande assemblée convoquée à cet effet. Dans le cas de ce traité, les gouvernements n’acceptent que le peuple Innu à la table de négociation, en niant l’existence du peuple métis.

Où est donc passé l’honneur de la couronne ?  Y croyez vous ?

 

Dans la cause Corneau, la couronne québécoise, dans le but non avoué d’empêcher M. Corneau de faire valoir ses droits métis, traîne ce procès depuis neuf (9) ans, alors que la charte des droits et liberté garantie à toutes personnes accusées, le droit à un procès dans un délai raisonnable. Neuf ans est ce un délai raisonnable ?

Où est donc passé l’honneur de la couronne ?  Y croyez vous ?

 

Dans la cause de St-Augustin, plus de 50 infractions données à des Métis de ce clan ont été abandonnées par la couronne Québécoise prétextant un manque de preuves (sic). Encore une fois les Métis n’ont pas eu le droit et la possibilité de se faire entendre. A-t-on eu peur que ces derniers obtiennent la reconnaissance de leurs droits ancestraux ?

Où est donc passé l’honneur de la couronne ?  Y croyez vous ?

 

 

Une certaine discrétion  et  le respect que j’ai personnellement pour la cour (en laquelle je crois) m’amène à m’abstenir ici de vous dire les propos que tiennent certains de nos politiciens et quelques fonctionnaires sur leurs possibilités d’épuiser nos ressources afin que nous abandonnions le combat. Allons nous laisser les gouvernements nous soustraire à notre droit à la justice ? NON,  NOUS NE LES LAISSERONT PAS FAIRE et la CMDRSM n’abandonnera jamais ses causes pour la reconnaissance de notre Peuple Métis. Il suffit simplement que tous et toutes acceptent le bénévolat, renouvellent leur adhésion à notre communauté et participent à notre fond de défense.

 

ENSEMBLE CONTINUONS LE COMBAT, et malgré l’honneur défaillant de la couronne nous obtiendrons notre RECONNAISSANCE.

 

 

Jean-René Tremblay

Président/Chef de la CMDRSM