COMMUNIQUÉ

(11 avril 2008)

 

Approche Commune

Les  Métis sont désormais sans crainte !

 

 

 

Dans un jugement plein de sagesse qui satisfait les Métis, la Cour Supérieure du district de Chicoutimi  a arrêté le 7 avril 2008 que la demande d’injonction interlocutoire instituée par la Communauté Métisse du Domaine du Roy et de la Seigneurie de Mingan (CMDRSM) à l’encontre de la signature du traité de l’Approche commune, n’était pas requise dans les circonstances. En même temps, le jugement garantit aux  Métis que leurs droits ancestraux sont protégés au cas où l’Approche commune serait signée en leur absence.

 

 Selon l’Honorable juge Roger Banford qui présidait la Cour Supérieure « les droits ancestraux  bénéficient d’une protection constitutionnelle, en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et de tels droits ne peuvent s’éteindre par la seule volonté de l’État.» Le même juge précise que la conclusion d’un traité, tel que celui de l’Approche commune, ne peut affecter les  droits constitutionnels des tiers. La Cour confirme ainsi que les droits des Métis sont protégés advenant la signature du traité de l’Approche commune, en leur absence.

 

On se rappellera que la CMDRSM, se référant aux propos émis par  l’Honorable juge Lamer de la Cour suprême du Canada dans l’arrêt Delgamuukw, craignait que la signature du traité sur l’Approche commune porte atteinte à ses droits constitutionnels (ancestraux), tout en lui faisant perdre de façon définitive toute possibilité de revendications ultérieures sur le même territoire que celui réclamé par les Innus de Masteuiatsh, Essipit et Nutashquan.  La Cour supérieure a plutôt estimé que l’arrêt Delgamuukw ne crée ni règle de droit, ni obligation juridique envers la Couronne ou les peuples autochtones reconnus ou non.

 

Suite à ce jugement,  les Métis de la CMDRSM  ont la certitude que leurs droits ancestraux sont protégés par la Constitution canadienne advenant la signature du traité de l’Approche commune par les Innus et les Gouvernements. Maintenant, la question fondamentale de la reconnaissance des droits Métis qui a été posée à la Cour Supérieure, peut être débattue sans crainte.

 

 Jean-René Tremblay

Président/Chef de la CMDRSM